9 juillet 2011

Défi-Vélo Victoria-Montréal

Classé dans : Résumé de la journée — fondationachacunsondefi @ 7:25

Tu ru tu tut tu tut – Invitation
Eh oui, nous arrivons! Encore quelques coups de pédale plutôt…  plusieurs, et nous serons de retour.

Le 15 septembre, nous vous invitons à venir souper avec nous chez Marco à Ste-Anne-de-Bellevue où nous pensons arriver vers les 4 h 30. Venez nombreux, nous avons hâte de vous voir,vous faire la bise, vous entendre, vous raconter…

Marco Bar & Grill
82, rue Ste-Anne
Ste-Anne-de-Bellevue
514 505 3850

Stationnement: Au  coin des rues St-Pierre et Ste-Anne.
Ou sur une rue parallèle à la rue Ste-Anne accessible par la rue Collège.                      

Dix personnes de 48 à 78 ans, ont décidé de relever un défi soit parcourir une distance de 5 500 km en vélo en 60 jours avec une moyenne d’environ 120 km par jour. Le groupe quittera Victoria, en Colombie-Britannique le 20 juillet pour arriver à Montréal le 15 septembre prochain. Suivez leur aventure en prenant connaissance de leur itinéraire, visionnez les photos prises au cours de ce périple et encouragez-les à relever ce défi via le blogue de la Fondation. Visitez le site de la Fondation à www.achacunsondefi.org

6 août 2011

Résumé des journées

Classé dans : Résumé des journées — fondationachacunsondefi @ 11:49

JOUR 1 (20 juillet) – À l’aéroport, temps maussade, Lucie, sur place depuis deux jours, nous ramène à l’hôtel en auto. Montage des vélos, dîner et visite : Centre-ville, Parlement, Bastion Square (lieu de fondation de Victoria), Port de plaisance, Hôtel Fairmount Empress, Thunderbird Park, Royal British Columbia Museum, Quartier chinois. Pour finir, dégustation d’un saumon sockeye au Market Square. Photo incontournable : celle du Mile 0 de la Transcanadienne.

JOUR 2 (21 juillet) – Enfin sur 2 roues! Direction : Butchart Gardens lequel mérite amplement sa réputation internationale. Sur la route du traversier de Schwartz Bay, gros  problème d’orientation! Les deux GPS se contredisent, la carte routière n’ est plus à jour vu des travaux de voirie encore en cours et les informations des deux employés sont également contradictoires. Finalement, consensus sur l’inexactitude de l’indice : le feu de circulation n’existe plus! Résultat : bateau de 15 h manqué et longue attente pour Louise au ferry. Conduisant la camionnette pour la journée, elle s’est rendue aisément et cela, sans GPS!

On en profite alors pour installer les 7 vélos sur le toit. C’est la première fois et Raymond, agile et alerte, met son habileté à l’épreuve. Il en est ainsi décidé, vu l’obligation pour se rendre à l’UBC où nous logerons, de contourner un tunnel, lequel ajouterait une cinquantaine de km à notre trajet.

JOUR 3 (22 juillet) – Visite de Vancouver    Avec raison, Vancouver se distingue par ses pistes cyclables. Magnifique randonnée au Parc Stanley et visite de la ville : Place Canada, Quartier Gastown, Horloge à vapeur, Quartier chinois (record Guiness : 1,80 m pour la largeur d’une maison), Murale de 7 x 14 m racontant l’histoire de l’immigration chinoise au Canada et Granville Island, célèbre pour ses “houseboats”.

JOUR 4 (23 juillet) – Avec le véhicule, on se rend au Canyon Capilano, au nord de Vancouver,  visiter le pont suspendu, le “TreeTops Adventure”,  le “Cliffwalk” et l’écloserie de saumons.

La fin de l’après-midi est consacrée à la préparation du 

Grand Départ Vancouver-Montréal.

Un Conseil d’opération est formé, voir demain pour les nominations… 

JOUR 5 (24 juillet) – Hope

176 km, ascension : 637 m, 17 degrés le matin, 35 en après-midi.

Nous logions à l’UBC où vivent 45 000 étudiants. Donc,  petite ville en soi, avec pavillons, résidences, restos, gymnases etc. Départ assez chaotique vu la difficulté de s’y retrouver sans plan. Une fois sur la route no 7, le trajet se fit sans problème. Les crêtes des montagnes se découpaient nettement sur un ciel bleu azur, chose rare à Vancouver. Effectivement, il y pleuvait depuis 3 semaines! Circulation dense cependant, avec autos, caravanes, camions, et pis encore, les désagréables pétarades des motos.

L’absence de logement en route nous a obligés à se rendre jusqu’à Hope, un ancien poste de traite, situé au pied de falaises magnifiques le long de la rivière Fraser. De nombreuses sculptures géantes réalisées à la tronçonneuse mécanique se retrouvent partout dans la ville. Excellent saumon Coho et dodo. 

JOUR 6 (25 juillet) – Manning

70 km, ascension : 1540 m, altitude maximum : 1352 m.

Cette ville porte le nom d’Irène Manning, chanteuse de music-hall des années 1940.

Peu avant le parc, point de vue sur l’éboulement du pic Johnson. En 1965, quarante-cinq mètres de matériaux  venant du pic déboulaient sur la route. Un lac au complet fut rempli de débris.Favorisés par un temps frais et nuageux, à deux reprises, on a dû grimper pendant une vingtaine de km une pente de 7 %.

Beau lodge avec piscine à l’eau “ultra fraiche”,  bain turc et sauna plutôt tiedes …

JOUR 7 (26 juillet) – Princeton

67 km, ciel nuageux, 12 degrés le matin et 18 le midi. Ascension : 785 m. Descente totale : 1320 m.

Journée-test : Au départ, descente de 26 km qu’il a falllu payer par une remontée de 8% sur 6 km. Très difficile : certains ont monté une partie de la côte en marchant, une autre a abandonné et Jean, qui avait brisé une manette, a pédalé le reste de la côte avec le vélo de femme… les genoux au menton!  Bravo à Raymond qui a monté comme une gazelle et à Lucie qui est arrivée bonne deuxième. Félicitations à Monique et Georges pour ce 67 km difficile..   

Paysage magnifique! Nous sommes arrivés au Best Western pour le dîner. Deux crevaisons depuis le début et un câble  brisé sont des choses normales dans une  telle excursion. Alors, tout va très bien.

On vous avait promis le résultat de nos nominations. Voici:

Président : Jean, l’initiateur  

Ministre des Finances : Louise 

Ministres des Transports : Lucie et Georges

Ministre de la Maintenance et de la Mécanique : Raymond

Ministre du Tourisme et des Communications : Monique

Ministre des Relations interpersonnelles : Lucette 

 P.S. : Hier, une trentaine de minutes après notre arrivée, on a raté notre chance de voir un ours. Il traversait la rue devant l’hôtel nous a dit le préposé à la réception.

JOUR 8 (27 juillet) – Penticton

115 km, 16 degrés le matin, 28 l’après-midi, partiellement ensoleillé. Ascension de la journée : 557 m.
 
Quelle belle vallée que celle de l’Okanagan! 70 km facile le long de la rivière puis deux côtes à grimper sur la route 3a. Le bonheur total! 

Rencontres fortuites : d’abord celle d’un jeune chevreuil traversant la route à quelques mètres de nous puis, un autre au panache superbe se sauvant, effarouché. Région maraîchère, les plantations des Oblats de 1886 ont porté fruit : pommes, pêches, cerises, abricots et tomates foisonnent. Louise et Jean, malheureusement ou heureusement, qui sait…, ont conduit le véhicule toute la journée, leurs vélos n’étant plus fonctionnels. Tout sera réglé demain à Kelowna.

On a oublié de vous parler de notre dîner à Mission le jour 5. Imaginez-vous des cyclistes affamés après une soixantaine de kilomètres! Les goûts étaient des plus variés! Soupe, sandwich, salade, McDo, Tim Horton, Subway-épicerie, gros dîner, petit lunch, simples grignotines, au soleil, à l’ombre, nous étions sept et autant d’individus, autant de désirs… Finalement, consensus sur l’heure et le point de rencontre, et depuis tout va bien. 
À demain

JOUR 9 (28 juillet) – Kelowna

84 km, 18 degrés le matin et 28 à midi, ciel ensoleillé.

Départ très tôt car à la météo on annonce de grandes chaleurs. Bel accotement sur la route 97 mais une circulation incessante et bruyante! Une vraie autoroute! 

Cadre enchanteur le long du lac Okanagan. A Kelowna, visite du  vignoble Mission Hill. Des bâtiments un peu insolites pour un vignoble vu l’architecture imitant celle des vieux monastères. De belles sculptures modernes et stylisées ornent le site. Lunch sur place, mets goûteux présentés avec plein de finesse. Kelowna nous a conquis par ses sentiers à multiples usages le long du lac ainsi que par ses parcs fleuris.  

Michelle et Grant, les amis de Jean, nous accueillent chaleureusement à leur résidence pour l’apéro, le souper et le coucher. Repas délicieux : une lasagne à la mexicaine…

JOUR 10 (29 juillet) – Enderby

123  km, ensoleillé.
 
Bonne nuit reposante chez Michèle et Grant. Toutes les pièces de la maison étaient occupées y compris, à la gêne de Michèle, la “chambre à débarras”. Installés sur des matelas par terre, on se sentait comme dans une petite famille. Bien réveillés avec l’expresso de Grant et pleins d’énergie suite à un  déjeûner substantiel, nous partons, accompagnés de Michèle, à 8 h 30. Malheureusement, le travail retient Grant en ville.
 
Monique qui n’a pas encore conduit la camionnette propose à son tour de se “sacrifier”. Nerveuse au début, elle commençait à  y prendre plaisir lorsque à peine une dizaine de km plus loin, Georges, qui a mal aux genoux, désire prendre le volant. Pendant que deux “aidants naturels” descendent le vélo du toit, Monique se presse de changer de souliers, trouver gants, bouteilles d’eau, casqe etc. Finalement prête, catastrophe! Dans sa hâte, elle a perdu les clefs! Sept paires d’yeux scrutent partout. Peine perdue, Georges part avec le deuxième set et on reprend la route, jouissant du paysage, chaque détour valant le coup d’oeil.
Après le lunch à Vernon, ville connue pour ses murales géantes, Michèle retourne à Kelowna, devant refaire les 40 km avec une côte de 10% en partant! La pauvre… 

Nous sommes heureux d’avoir connu ce couple dynamique, chaleureux, aimable et serviable. Nous les remercions grandement. Sensibles à la protection de l’environnement, Michèle et Grant nous ont informés de la précarité de la survie du lac Okanagan. Dans cette région semi-désertique, la sur-utilisation de l’eau pour l’irrigation de la production maraîchère et des vignobles inquiète pour l’avenir…

Le trajet Kelowna-Enderby est joli. Incessant, bruyant et fatiguant, le traffic, cependant, est insupportable! Au relais, Georges nous attend avec quelque chose de brillant dans chaque main. Vous devinez? Effectivement, il s’agit des deux sets de clefs! Et Monique, heureuse, continue sa route, beaucoup plus à l’aise sur deux roues que sur quatre …

JOUR 11 (30 juillet) – Revelstoke

111 km.  Ascension : 542 m. Descente totale : 376m.
 
Même levés à 6 hrs, on n’arrive pas à partir avant 7hrs 45. Circulation toujours aussi dense d’autant plus qu’aujourd’hui, c’est la fête de la Colombie-Britannique. Ça promet!

Nous traversons la région agricole d’Enderby avec ses vignobles, ses fermes laitières et d’élevage de boeufs, porcs, chèvres et bisons, ses cultures de mais, patates, tomates et autres légumes. Au Québec, on a toute une panoplie de festivals mais celui de Grandford les surpasse tous; il s’agit du Garlic Festival!

Nous voyons les premières cîmes enneigées depuis Vancouver. La route passe par Eagle Pass que Moberly, un ingénieur du Canadien Pacifique, trouva en suivant le vol d’un aigle au-dessus de la montagne. A plusieurs reprises, on croise le chemin de fer. C’est à Craigellachie que se sont rencontrées les deux équipes de sa construction en 1885 et qu’on a posé le dernier crampon. Projet immense à l’époque, financé par une banque londonienne dont le directeur a laissé son nom : Revelstoke.

Court arrêt à “Three Valley Gap Ghost  Town”,  site minier et forestier du 19e s. Certains ont eu la chance de voir un chevreuil traverser la rivière.

Niché au pied des montagnes, Revelstoke est devenu un centre alpin renommé depuis qu’un mineur norvégien se fabriqua des skis en bois pour revenir à son village après le travail.

Encore du saumon pour souper? Oui, et toujours aussi délicieux! On encourage les produits locaux…

JOUR 12 (31 juillet) – Rogers Pass

71 km.  Ascension : 1095 m. Descente totale : 257 m.

Cette partie des Rocheuses fut tout un casse-tête pour les ingénieurs de la construction du Canadien Pacifique au 19e s. Elle est également tout un défi pour nous, cyclistes!

La forme angulaire des montagnes, les vallées étroites et profondes, les énormes chutes de neige rendent cette région susceptible à de nombreuses avalanches. Nous devons donc traverser des paravalanches avec le flot incessant d’autos, camions, remorques et autres.

Bien que la route no 1Est soit la seule route possible, Raymond a su se tromper et pédaler 30 km AR vers le sud. L’absence de traffic aurait dû l’inquiéter… Heureux d’avoir la paix et cela, dans un cadre enchanteur, il s’est réveillé lorsque la route déboucha sur un chemin de terre! Quant à Monique, la conductrice du jour, Eglantine (nom du GPS de Georges) lui répétait inlassablement : “Re-calcul, faire demi-tour”. Sentie comme une présence agréable au départ, cette voix est vite devenue agaçante! Se fiant plutôt à sa carte, elle lui a tenu tête. Et fort heureusement…  Eglantine étant programmée depuis l’avant-veille! Deux autres qui n’ont pas été chancheuses sont Lucette et Lucie. Parties une heure plus tôt, elles ont eu de la pluie et même des grêlons! L’Arche de Rogers Pass marque la fin de la construction de la Transcanadienne en 1962. Au lieu de suivre la vallée de la Columbia, ce passage écourte le voyage de 240 km. Quelle chance on a!

JOUR 13 (1er août) – Golden
 
85 km, 10 degrés le matin, 598 m d’ascension et 1010 m de descente.
 
Une belle descente de 15,5 km, de longues et faciles remontées, des cimes enneigées, un paysage sublime, rien de nouveau, quoi!

De fortes émotions pour Louise et Jean ce matin voyant Monique dans le fossé avec son vélo, leur criant d’arrêter. Alors qu’eux craignaient le pire, elle était tout simplement en train de photographier une chèvre de montagne! Dîner à Golden. Une partie du trajet longeait la rivière Columbia aux eaux vert jade. Magnifique contraste avec le vert sombre des flancs du Kicking Horse Mountain et le blanc des glaciers dont plus de 400 sont répertoriés dans “The Glacier National Park of Canada.”

Golden a su exploiter le site de la rivière Kicking Horse. On la traverse sur un joli pont de bois à tréteaux afin de  rejoindre un sentier partagé entre piétons et cyclistes. Tout est très fleuri et décoré de céramiques de dessins d’enfants.

JOUR 14 (2 août) – Banff
 
150 km, 8 degrés le matin, montée 1270 m, descente 760 m.
 
7 personnes fatiguées! Journée la plus coriace! Non pas en distance mais en difficulté et à tel point que Jean a voulu abandonner. Changement de chauffeurs entre Louise et Jean. Ainsi, tous ont pu pédaler tout ou une partie du parcours. Les nombreuses réparations sur la route et l’accotement réduit ont exigé une prudence extrême! Félicitations à Lucette, Lucie et Georges qui l’ont fait au complet et à Raymond qui a même ajouté 16 km pour aller voir le lac Emerald d’une beauté saisissante!

Monique n’a jamais tant souhaité voir le ruisseau changer son cours et en finir de monter!  En effet, à 1640 m d’altitude, Kicking Horse Pass est la ligne de partage des eaux. C’est aussi la frontière entre l’Alberta et la Colombie-Britannique.

Un dernier site intéressant avant de quitter cette province est le “Spiral Tunnel”.  Pour mettre fin aux nombreux déraillements, le C.P. a construit en 1909, une voie ferrée en 8 ce qui a diminué la pente du Kicking Horse Pass de 4,5% à 2%. On peut voir l’entrée et la sortie du tunnel mais le train ne passe pas nécssairement en même temps que nous…

JOUR 15 (3 août) – Banff

Jour de repos à Banff? Plutôt…lever tardif et changement d’activités. Tout d’abord, marche le long du canyon Johnston où, pour se rendre à la deuxième chute des muscles, inactifs en vélo, sont mis à l’épreuve.

Visite du Lac Louise en “paresseux” i.e bien installés dans la camionnette. Sur cette section clôturée de la Transcanadienne, on passe sous d’étranges ponts où poussent des arbres. Ce sont des passages permettant aux animaux de traverser la route en sécurité. Des caméras cachées attestent du succès de cette initiative. Si cela vous intéresse, consultez www.pc.gc.ca/transcanadienne. En sécurité dans l’auto, tous auraient bien aimé rencontrer un ours alors qu’ hier en vélo, je fus à la fois curieuse et inquiète lorsque sur les panneaux lumineux subitement, je pus lire , et surtout dans les deux langues ” Bear on Highway – Ours sur autoroute”.

On se rend au lac Moraine, autre merveille au pied des Dix Pics. D’ailleurs, ce lac fut immortalisé déjà, sur le 20$ canadien.

Pendant que la ministre des Finances fait les comptes avec le président, Lucie et Lucette nous quittant ici, Monique part en vélo voir les Hoodoos. Il s’agit de cheminées de fées à quelques km de la ville avec vue magnifique sur la vallée.

Banff doit son existence aux travailleurs du C.P. qui y ont découvert des sources thermales. En 1888, le C.P. y a construit le luxueux Banff Spring Hôtel, aujourd’hui sous la bannière Fairmont, mais manque de temps, on ne peut aller visiter.

JOUR 16 (4 août) – Calgary
 
132 km, 8 degrés le matin, ciel bleu.
 
Assez frais. On quitte Banff par une piste cyclable de 18 km partagée avec des skieurs sur roulettes. Ciel bleu, fleurs sauvages, montagne gris acier, paysage qui nous manquera.

Arrêt à Canmore pour l’approvisionnement du dîner car il n’y aura rien avant Calgary. C’est un 132 km avec un gros vent de face!  Une première pour Louise qui n’a jamais pédalé autant! Georges, dont le popotin est au repos, conduit.

C’en est fni des montagnes… et à regret. Cette plaine où le vent du sud-est ne rencontre aucune barrière et où la route s’allonge devant soi, à perte de vue,  est quelque peu rebutante. Je pense à ceux qui vont continuer dans les Prairies…

Cependant, les taches jaunes des champs de canola, les meules de foin doré sont d’autres beautés à apprécier et je ne doute nullement des autres également à venir.

C’est mon dernier jour, je quitte à regret le groupe : Jean pour qui en bon père de famille, rien n’est grave tant qu’il n’y a pas de blessures physiques, la parole réglant celles émotives; Louise pour son sourire réconfortant, sa bonne humeur et son côté protecteur; Georges pour son côté ordonné, ponctuel, taquin et moqueur, Raymond pour son aspect zen et apaisant.

Le souper à une terrasse sur Stephen Avenue Walk fut des plus agréables. On a vu peu de cette ville où le modernisme s’associe à l’ancienneté avec élégance. L’accueil du Youth Hostel avec tisane au concombre et citronnade glacée dans une mise en scène très western fut très chaleureux. On y a rencontré des québécois dont un cycliste en solo avide de “jasette”.
 
 

JOUR 17 (5 août)- Strathmore

Monique retournée à Montréal et Raymond resté chez un ami à Calgary, trois personnes persévèrent : Louise, Georges et Jean. C’est la deuxième section du périple qui commence, soit de Calgary à Thunder Bay avec Amar comme chauffeur du véhicule pour les 23 prochains jours.

La distance de Calgary à Strathmore n’était que de 55 km, mais ce ne fut pas sans peine! Seulement pour sortir de Calgary, soit environ 4 km, il fallait rejoindre la route 1A. On nous a conseillé de prendre la piste cyclable. Sur cette route, il y avait tellement de possibilités et si peu d’indication qu’il a fallu s’informer auprès de 12 personnes et faire demi-tour trois fois!

Finalement, une fois rendus sur la route 1A, il était une heure p.m. donc, grandement le temps de dîner! Assez particulier ce dîner… En effet, manger un sandwich, debout à l’entrée d’une épicerie, vêtus de nos beaux chandails Défi-vélo Vancouver-Montréal, était bien visible et remarqué. Quant on a faim, il n’y a pas de gène…

L’après midi fut très chaud! Nos 55 km ont été épuisants, beaucoup plus que les 131 de la veille en raison de la route très abimée et de la chaleur. Arrivés à l’hôtel, Jean a nettoyé les chaines des vélos, Louise a fait le lavage, Georges a travaillé sur son portable et Amar a remis la ciné-caméra et le réveille-matin de Jean fonctionnels de même que les ordinateurs afin de recevoir et écrire les courriels.

Demain on repartira à neuf…

JOUR 18 (6 août) - Drumheller

95 km

Température froide, nuageuse, incertaine et grand vent.

Avantagés par un vent de côté, nous avons débuté la journée par un 10 km facile sur la route 1A. Ensuite, on a dû affronter un terrible vent à écorner les bœufs!  Ces 40 km sur la route 21 nous ont  pris plus de 3 heures! Ouf!

Les derniers 45 km,  on était au paradis sur une route nouvellement pavée avec vent encore favorable.

Aucun service tout au long de ce 95 km! Pour le lunch, on a dû se contenter de barres tendres et eau. Cependant, la nature tellement belle, nous nourrissait. Tous étaient séduits par ces champs de blé et canola à perte de vue. Louise en était pâmée!

Une immense côte nous amena à Drumheller, région des badlands i.e. celle des collines sculptées par l’érosion, glissantes et dangereuses lorsque mouilllées d’où le nom badlands. C’est l’endroit idéal où trouver des fossiles notamment ceux de dinausores.

Des félicitations bien méritées à Louise pour ces 95 km qui en valaient bien 150 dans ce grand vent.

Bravo à Georges pour son endurance sur la selle car il a encore le popotin très mal en point. Il aurait pu monter dans le véhicule-balais mais, connaissant sa tenacité…

Quant à Jean qui avait très mal dormi  la veille suite à un léger malaise, il avait planifié ne pédaler que 25 ou 30 km mais a quand même fait le trajet au complet.

Nous nous réjouissons d’avoir Amar parmi nous. Il encourage et prend grandement soin de nous, ses trois cyclistes.

D’une surprise à l’autre, celle de Drumheller fut celle de notre premier B&B. La propriétaire du Palm Oasis, une femme souriante, avenante et dynamique, nous attendait les bras grands ouverts, intéressée par notre présence.

La maison décorée de façon très originale était à notre entière disposition. Ce fut un immense plaisir et une grande détente!

JOUR 19 (7 août) - Drumheller.  

Jour de congé de vélo bien mérité! Grasse matinée pour tous, puis chacun a vaqué à ses activités personnelles.

Vers 11 h 30, visite du fameux musée de Drumheller, le Royal Tyrrell Museum of Palaeontology où plus de 80 000 spécimens sont répartis dans dix galeries. Ils comprennent une quarantaine de squelettes complets de dinosaures dont un Tyrannosaurus rex et un Albertosaurus. Des moyens audiovisuels sont utilisés pour une exposition dynamique et on peut également observer les scientifiques à l’œuvre. Le musée est situé dans les badlands, paysage impressionnant de terres dénudées, sans aucune végétation, des terres ravinées par le ruissellement de l’eau. Suite à la visite, on a fait l’épicerie en vue d’un souper accompagné de vin au B&B, et aussi pour l’achat de provisions des prochains jours.
Jean, qui dans les derniers jours avait eu des points au cœur, fit part à Louise de son inquiétude. Devant la situation, ils décidèrent d’aller à l’hôpital où Jean a passé les tests suivants : prise de sang, de la pression, de la température, et électrocardiogramme. Grand résultat : tout est parfait ! Alors, Jean est reparti… en lion !

De retour au B&B, dégustation d’un bon repas puis échange et prise de photos avec la propriétaire invitée. Le tout s’est terminé par des accolades chaleureuses…

JOUR 20 (8 août) - Youngstown

 130 km

«  A chaque jour suffit sa peine. »

« Les jours se suivent, souvent ne se ressemblent pas. »

« Plus ça change, plus c’est pareil. »

Voilà trois maximes qui, depuis Calgary, s’appliquent à nous, les trois cyclistes i.e. Louise, Georges et Jean ainsi qu’au chauffeur Amar, complice indispensable de notre confort.

Notre périple est devenu routinier : lever à 7 h, déjeûner à 7 h 30, départ en vélo entre 8 h 30 et 9 h, dîner aux sandwichs à côté du camion parce qu’il n’y a pas de restaurant, arrivée entre 2 et 4 h, souper à 7 h, coucher entre 10 et 11 h dans des hôtels, motels ou B&B conviviables. De plus, divers éléments impondérables comme le vent, les côtes, l’état de la chaussée, les accotements difficiles, le traffic, les gros camions, les motos etc sont toujours présents. Même la température est au beau fixe puisque depuis un mois, nous sommes choyés. Bref, voilà notre quotidien.

A l’avenir donc, seuls les incidents et les anecdotes seront racontés. Aux parents et amis qui aiment nous suivre, les photos de notre vie commune, de la nature et de paysages fantastiques feront le lien.

JOUR 21 (9 août) - KINDERSLEY

158 km.

Ville industrielle. Les accotements étaient difficiles et dangereux à cause des vibreurs de chaque côté et au centre de la route. Georges, avec son courage et sa détermination, a fini les 158 km et a qualifié cette journée comme étant la plus difficile depuis le début.

Louise s’est arrêtée  après 115 km vu la grande chaleur et le manque de sécurité sur la route.

Jean, par son expérience, avait bien planifié son parcours et Amar, comme toujours, était présent pour nous encourager.

Vous pouvez conclure que suite à cette longue et raboteuse route, les popotins ont drôlement souffert…

JOUR 22 (10 août) - Rosetown

90 km

Petite journée! Toutefois pendant les 40 derniers km, nous avons dû affronter un grand vent de côté, ce qui nous a rendu la tâche assez difficile.

A l’heure du lunch, mauvaise expérience au restaurant. La serveuse visiblement fatiguée de sa demi-journée et déçue que sa remplaçante ne se soit pas présentée, nous a servi très impatiemment et a été ‘bête comme ses pieds’. Elle nous a refusé le café et nous… le pourboire. L’accumulation de plusieurs km de vélo par grand vent ces derniers jours a nécessité une récupération chez les cyclistes. Un petit dodo d’après-midi a fait grand bien.

Au souper, dans un autre restaurant, une serveuse italienne, amusante, souriante et boute-en train nous a bien fait rire. Elle nous a servi un repas beaucoup trop copieux! Avec son pain maison fort délicieux, nous avons donc eu droit à des sandwichs au poulet mariné et grillé pour le lendemain midi. Nous garderons un bon souvenir de cet endroit.

JOUR 23 (11 août) - Riverhurst 

145 km.

Nous avons roulé sur des routes secondaires très agréables, sans traffic, longeant les champs de blé roux, beiges ou dorés et salués par de nombreux troupeaux de vaches. Un vrai paysage de conte de fée! Nous sommes en Saskatchewan depuis deux jours. Un ferry guidé par un câble nous a emmenés à Riverhurst de l’autre côté du très beau lac Diefenbaker. Grâce à un heureux vent de dos, nous sommes vitement arrivés au village où le seul hôtel-restaurant était si occupé que l’attente pour une pizza non mangeable fut de 2 h et ce, dans une salle pleine à craquer de gens buvant de la bière… Nous étions quand même contents de la journée.

Louise a battu son propre record de 132 km par une nouvelle distance de l45.  Jean et Georges, stables,  ont continué  d’exceller en endurance.

JOUR 41 (29 août) - Nipigon

115 km

Un gros merci à Amar, notre chauffeur de la deuxième étape et un bon retour à Montréal.

Trois nouvelles personnes se sont ajoutées au groupe hier : Louise, Monique et Réal. Comme on dit, “Plus de monde, plus de plaisir et… plus de problèmes!” D’abord, crevaison pour Réal. La cause? Une des agraphes oubliée lors du déballage de son vélo. Ensuite Monique, qui malgré la mise au point faite à Montréal avant son départ, a dû monter la côte avec le vélo dans les bras et retourner à Thunder Bay pour le faire réparer. En voiture-balai, cependant !

Une soixantaine de km plus loin, au Canyon Ouimet, voyant arriver un Georges exténué et Louise montant à pied la côte, Jean, le chauffeur du jour, penaud, a même pensé faire venir les ambulanciers!… “La montée du voyage!” ont dit certains.

Finalement, tous s’en sont bien sortis. Ce fut une journée relativement belle avec quelques grains de pluie et des accotements aussi variés que la grandeur des pizzas i.e. mini, médium et large. Le tout s’est terminé par un bon souper chez les “truckers”.

JOUR 42 (30 août) - Rossport

70 km

Belle journée avec du soleil, de belles routes et des côtes comme très peu de gens les aiment mais qui ont fait le bonheur de Réal. Après beaucoup d’effort, on s’est retrouvés dans un B & B magnifique avec vue sur le Lac Supérieur. Demain, une grosse journée nous attend! A l’avenir, on va tenter de vous donner des nouvelles plus régulièrement….

JOUR 43 (31 août) –  Marathon

120 km

Qui a dit qu’il valait mieux faire le trajet de Vancouver à Montréal afin de profiter des vents prépondérants venant de l’ouest? Nous avons pédalé pendant 120 km dont 110 face à un terrible vent et des côtes, en voulez-vous, en voilà! Si bien qu’à la fin, voyant une pente semblable à celle de la pinède à Oka, on était quasiment heureux! On a quand même eu quelques bonnes descentes… Inutile de vous dire que tous étaient très fatigués à l’arrivée vers 5 h 30. Un bon mot pour Louise G., la conductrice du jour, qui a su nous encourager dans les moments stratégiques et nous guider à l’entrée de la ville. P.S. Nous avons rencontré beaucoup de cyclistes faisant le trajet dans un sens ou l’autre…

JOUR 44 (1 septembre) - White River

100 km

Est-ce qu’on vous a dit  hier,  qu’on avait fait brûler des lampions afin de garder notre belle température? Eh bien, ce fut efficace car malgré le temps grisâtre du matin, nous avons eu une belle journée avec peu de dénivelé, un beau pavé, un vent de côté et de jolies vues sur les nonbreux lacs.

Cependant, voilà qu’à midi, les lampions ont cessé d’opérer. Peut-être ont-ils été éteints par ce même vent de face qu’on a dû affronter pour les derniers 40 km? Et ce, dans plusieurs montées de 7 à 9%! Faudra-t-il ajouter de petites prières pour garder le vent de notre bord?

Un bonjour à l’équipe du vendredi et sachez comme il est agréable de rouler sur de belles routes malgré le vent et les côtes.

JOUR 45 (2 septembre) - Wawa,

 92 km

Nouvelle de dernière heure: De mauvais esprits ont entrepris de bousiller les valves des chambres à air de Jean, le spécialiste du grand galop, probablement dans le but de le ralentir!  On cherche encore le ou la coupable…
Les paysages, aujourd’hui, nous ne les avons vus guère  et pédaler dans le brouillard pendant 92 km, ce fut long! Heureusement à Wawa, la “Grande Oie” nous attendait. On vous en reparlera.

JOUR 46 (3 septembre) - Batchawana.161 km

 

Journée merveilleuse et panorama indescriptible! 1250 m de montée sur une route superbe avec très peu de camions pour nous frôler! Alors que quelqu’un conduisait pendant 161 km, d’autres ont pédalé. A vous de deviner qui a roulé et qui était en voiture…  De plus, d’après vous, lequel a vu un ours et a pu le photografier? La réponse viendra bientôt, peut-être le 15 septembre…

JOUR 47 (4 septembre) - Sault-Ste-Marie.

70 km
 
Journée-gâteau : Courte distance, peu de dénivelé, temps menaçant au départ, mais nous nous sommes faufilés entre les grains de pluie. Louise G. était déchaînée. Roulant à un train d’enfer, personne ne pouvait la rejoindre, Absente au déjeûner, on a pensé qu’elle avait clandestinement obtenu du druide Panoramix une potion magique. L’avenir nous le dira… 

Il fut agréable de reconnaître les visages familiers du groupe du vendredi sur les photos de Serge.

Demain, congé. Youpi!!!

 JOUR 49 (6 septembre) - Thessalon

100 km

Un peu frisquet au départ mais température magnifique par la suite. Encore aujourd’hui, le vent n’a pas été très coopératif tout au long de ce trajet au bord du lac Huron, sans autre difficulté majeure cependant. Très beau B & B où des hôtes chaleureux nous ont appris comment faire le jus de pomme.

JOUR 50 (7 septembre) - Espanola

155 km

A l’exception d’accotements parfois étroits et de gros camions qui nous frôlaient de près, ce fut une balade agréable avec peu de dénivelé. Quelle ne fut pas notre surprise de trouver notre chauffeur endormi sur le côté de la route! Qui était-ce?… Cette personne fait du ski, connaît très bien Jean Charest et est née en 1940. Devinez-vous? Fatigués vu la distance parcourue avec un vent alternant de face et de côté, nous non plus, n’avons eu besoin d’une berceuse avant de nous endormir…

JOUR 51 (8 septembre) - Tobermory

70 km

Face à deux impératifs, le ferry et des travaux de construction sur de longues distances rendant la route impraticable en vélo, nous avons écourté le trajet initial. Les paysages de la baie Georgienne sont superbes! On ne peut se lasser de regarder l’eau, les îles, le reflet du soleil. La traversée se fit sur une mer calme et les mouettes planaient autour de nous. Même Louise Fournier aurait apprécié cette traversée si tranquille comparativement à celle de Palma à Menorca.

JOUR 52 (9 septembre) – Meaford

108 km

Malgré l’énergie dépensée pour se rendre au gîte, une maison de 1834 dans les “Highlands”,  et malgré tous les efforts pour en monter les côtes, nous n’avons pu terminer les assiettées servies au restaurant. Elles étaient préparées pour des appétits d’ogres!

Meaford est un village coquet où on a pu admirer un coucher de soleil digne de ceux de Notre-Dame du Portage et  Kamouraska. Le retour fut moins joli… Imaginez six chauffeurs désorientés tentant de retrouver leur chemin!  Simplifions : 10 km sur une route en construction avec autos et camions occupant tout l’espace.

JOUR 53 (10 septembre) – Orillia

122 km

“Lorsque l’on compare, on se console” dit-on. Effectivement, le chemin était digne de ceux du Québec! Très mauvais, absence d’accotement, conducteurs impatients qui klaxonnaient et qui prenaient toute la place! Le G.P.S. nous a été très utile. Certains de nos cyclistes, deux femmes et un homme, ont fait du temps et des km supplémentaires. Des noms…?  En somme, journée fatiguante avec plusieurs montées difficiles. La bière fut très appréciée. Le compte à rebours est commencé. Encore quelques jours et …

JOUR 54 (11 septembre) – Peterborough

114 km

Bien que favorisés par une belle température, ce fut une journée plutôt difficile : chemin plus ou moins beau, accotements très étroits et en mauvaise condition, de nombreuses montées dont certaines assez raides si bien que certains cyclistes ont dû se réfugier dans la camionnette et prendre un peu de repos.

Après les entourloupettes supplémentaires que Gladys, notre G.P.S, nous a fait faire, on est finalement arrivé. Une belle récompense nous attendait i.e. un superbe gîte où Louise et Jean ont eu droit à une chambre digne de jeunes mariés!

JOUR 55 (12 septembre) –  Belleville

111 km

Température magnifique et belle route, un pur plaisir de rouler malgré la chaleur si bien que Louise C., notre petite “Contador”, a osé défier les Schlick-Schlak dans une montée.  Evidemment, les attaqués ont réagi! Nous sommes heureux d’apprendre que des cyclistes du groupe du vendredi s’ajouteront à nous à Brockville. Merci Serge pour cette bonne initiative.

C’est le dernier reportage de notre périple. Avec un pincement au coeur on se prépare à boucler la boucle.

Merci à tous nos lecteurs. Nous vous raconterons nos dernières péripéties lors du souper à Ste-Anne-de-Bellevue. A bientôt… 

L’équipe